Le 30 avril, le rapport stratégique a été présenté à la presse et au public.
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Fusion à onze communes. Une fusion des onze communes de la région d’Oron est clairement invalidée par l’algorithme de décision ad hoc… les avantages en termes de fourniture des prestations communales (avantage pour la prise de décision ET la production des prestations) étant insuffisants pour la commune de Maracon. Pour cette dernière, lesdits avantages ne concernent que 42.3% du total des prestations, soit nettement moins des 2/3 nécessaires pour construire un projet de fusion de communes. En conséquence, et compte tenu des critères contextuels, un rapprochement pouvant aller jusqu’à une fédération de communes entre Maracon et les dix autres communes semble par contre opportun. La continuité géographique et l’exclusivité (-> ne faire partie que d’une seule fédération) sont en effet réunies. Avant d’être validée, une telle option devrait impérativement être considérée dans un périmètre de rapprochement plus large incluant d’autres communes… et confrontée avec d’autres formes de rapprochement. Ce rapprochement « partiel » pourrait notamment s’appuyer sur les prestations Sécurité, Espaces verts, voirie et routes, forêts et agriculture, rives, Services industriels et déchets, Aménagement et urbanisme et Médico-social.
Fusion à dix communes. Pour les dix autres communes de la région d’Oron (sans Maracon), soit les communes de Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron, Ecoteaux, Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Les Tavernes, Les Thioleyres et Vuibroye, l’algorithme de décision plaide clairement en faveur d’un rapprochement intercommunal pouvant avantageusement aller jusqu’à une fusion de communes. Pour lesdites communes, les avantages et les points de convergence en termes d’opinion publique, de développement, de prise de décision et de production des prestations communales sont largement suffisants pour permettre une fusion. Dans la suite du processus de rapprochement, la compatibilité financière devra cependant faire l’objet d’une attention particulière pour aboutir à la construction d’un projet solide financièrement et acceptable par toutes les communes. Les Thioleyres disposent par exemple du coefficient d’imposition le plus bas en 2009. En l’état, un alignement d’une commune fusionnée sur ledit coefficient nécessite la réalisation d’économies substantielles de l’ordre de 5.95% du total des charges de fonctionnement cumulées. Ceci constitue la principale ligne directrice avec laquelle les autres dimensions du projet (perspectives de développement prometteuses, forte compatibilité des opinions publiques et de l’identité locale, avantages conséquents en termes de fonctionnement des administrations communales) devront être mises en cohérence.
A Maracon le 9 et 10 février, une soixantaine d'élus ont planché sur la fusion de onze communes


Photos : Communes de Châtillens et Chesalles-sur-Oron en séance de travail


