Première séance publique. (article paru dans "Le Courrier" du 22.4.2010)
Lundi soir 19 avril,plus de cent personnes étaient présentes à Maracon. La grande salle était pleine pour la première séance d'information publique concernant la fusion.
En ouverture, le syndic de Maracon, Jean-Claude Serex a retracé l'histoire de la fusion. Il a souligné que dans les premiers rapports de synthèse, Maracon est toujours apparu un peu moins "fusionnable" que les dix autres communes. Il conclut son exposé en énumérant les six raisons qui poussent la Municipalité à s'opposer à la fusion:
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la commune dispose de suffisamment de services et d'infrastructures pour un fonctionnement autonome.
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La commune a réalisé des investissements nécessaires au maintien du patrimoine.
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Le fonctionnement politique de la commune n'a jamais été mis en péril et ne l'est pas aujourd'hui.
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Les services offerts par les organisations intercommunales répondent aux besoins de la commune et la fusion n'apporte pas de changements.
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La commune a déjà vécu une fusion avec la Rogivue en 2003 et s'en trouve renforcée.
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La fusion implique une perte de proximité ainsi qu'une perte de pouvoir de décisions.
Arguments pour la fusion
Les pro-fusion se sont exprimés par la voix de Xavier Koeb. Aux six arguments négatifs avancés par la Municipalité, il oppose cinq bonnes raisons pour fusionner.
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Augmenter la masse critique de la commune qui avec 450 habitants ne peut plus développer de projets d'utilité générale.
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Etre acteur dans la région plutôt que subir les choix et les décisions prises par d'autres.
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Avoir une vision plus large de la richesse objective de la région et participer à son renforcement.
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Mettre en place des structures de service plus efficaces et profiter des économies d'échelle.
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Assurer un renouvellement plus large de l'exécutif avec d'avantage de choix de candidats.
Le syndic de Palézieux a apporté le message du Copil. "Nous avons besoin de tout le monde et la commune de Maracon est toujours la bienvenue. Quant à la fusion, comme dans un mariage, il faut y croire, faire confiance dans l'avenir et voir plus loin que le bilan des points positifs ou négatifs."
Pour une administration solide
L'excellent Laurent Curchod, chargé des fusions de communes au canton, a lui aussi parlé d'avenir. " Si les fusions ont le vent en poupe, c'est que la société a évolué. Le volume et la complexité des tâches ont augmenté. Les plans directeurs régionaux de développement répondent mieux aux exigences de la société que des mini plans de développement communaux. Enfin le problème de recrutement des autorités devient aigu, preuve en sont les 350 élections complémentaires qui ont eu lieu dans les communes depuis 2006. "
Il a aussi introduit une réflexion intéressante sur le rôle de l'administration communale. "Une administration communale digne de ce nom ne se résume pas à l'ouverture du bureau tant d'heures par jour ou par semaine. Une administration communale à la page doit être adaptée aux exigences actuelles et futures de la gestion publique. Ce qui n'est pas à la portée de trop petites communes."
Ceci dit, le Conseil général de Maracon prendra sa décision en toute liberté le mercredi 19 mai en acceptant ou refusant la motion Visinand qui demande que la commune se retire du processus de fusion.
Claude Quartier


