Dix communes et Maracon (article paru dans "Le Courrier" du 7.5.2009)
250 personnes étaient présentes à l’Aula du collège d’Oron le 31 avril. La présentation du rapport stratégique au public est une étape importante dans le processus de fusion engagé par onze commune de la Haute Broye: Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron, Ecoteaux, les Thioleyres, Maracon, Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Vuibroye. Le rapport a pour objectif de répondre à trois questions :
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Quelle forme d’association adopter: collaboration ponctuelle ou étendue, fédération de communes, fraction de communes comme à la Vallée de Joux ou fusion ?
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Quel périmètre retenir pour quel type de fusion. Faut-il aller de l’avant avec les onze communes ou ne retenir qu’une partie d’entre elles ?
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Quelles lignes de forces prioritaires sont-elles à respecter pour réussir le mariage ?
Fin de seconde étape
La course à la fusion se court en quatre étapes. On arrive au terme de la deuxième.
Première étape. Une analyse de la situation de chaque commune a été faite avec l’aide du personnel communal.
Deuxième étape. Sur la base des données récoltées et du travail d’un groupe d’élus par commune, on analyse dans un rapport stratégique si les communes engagées dans le processus sont assez semblables pour envisager un avenir commun.
Réponse: c’est cinq fois oui. Oui pour la communauté de destin: on a les mêmes intérêts et les mêmes stratégies. Oui pour l’opinion publique: on vote de la même manière dans les communes concernées. Oui pour les finances: à quelques nuances près on a des structures financières comparables. Oui pour les prestations: on offre les services identiques et de qualité comparable. D’où les conclusions de l’expert Gilles Léchot:
« Pour les communes de Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron, Ecoteaux, Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Les Tavernes, Les Thioleyres et Vuibroye, le rapport stratégique plaide clairement en faveur d’un rapprochement intercommunal allant jusqu’à la fusion. » Mais où est Maracon ?
Maracon : dossier à creuser
Il manque Maracon et l’expert s’explique
« En analysant les remarques du groupe de travail de Maracon qui a participé à l’élaboration du rapport stratégique, on constate que les avantages d’une fusion sont insuffisants pour cette commune. Ce qui nous amène à la recommandation de se retirer du projet de fusion »
Bombe dans l’assemblée. Incompréhension des gens de Maracon présents dans la salle. Interrogation devant la carte amputée de fusion amputée de Maracon. Réaction mesurée et apaisante du syndic Jean-Claude Serex.
« Le processus élaboré par Compas Management Services prévoit qu’à chaque étape de l’étude de fusion une commune puisse se retirer. Suite à la première consultation populaire, Esserts a dit ne pas vouloir aller plus loin. Et nous nous sommes retrouvés onze plutôt que douze. Aujourd’hui la question est posée à Maracon : faut-il poursuivre l’exercice et entrer dans la phase opérationnelle? La question peut paraître brutale et choquante. Notre commune semble isolée comme mise à l’index. Ce n’est absolument pas le cas. La situation est parfaitement conforme au processus qui doit mener les communes jusqu’à la votation finale. A la Municipalité, au Conseil et la population de creuser le dossier et de répondre avant l’été à la question qui nous est posée : veut-on aller jusqu’à la fusion oui ou non ? Mieux vaut être clair d’emblée plutôt que de faire capoter en votation finale un projet si difficile à mener à bien. »
Suite des travaux
On attend donc avec intérêt la prise de position de Maracon ainsi que celles des dix communes déclarées « fusion compatibles ». Les instances communales doivent maintenant se positionner par rapport aux recommandations des experts et décider ou non de passer à la phase opérationnelle. Un préavis commun sera présenté à chacun des onze conseils communaux et généraux au mois de juin avec une question : « Acceptez-vous de donner mandat à la Municipalité d’entrer dans la phase opérationnelle du projet de fusion avec les communes concernées ? »
Sur cette base les communes acceptantes mettront en route l’étude opérationnelle dès l’automne 2009 avec l’ambition d’arriver en votation populaire au printemps 2011, avant le renouvellement des autorités communales.
Claude Quartier
