Laurent Curchod, "facilitateur" 

Il ne suffit pas de pondre des lois et des rapports pour mener les communes à fusionner. Il faut une volonté, des hommes, des compétences, de l'expérience. Pour accompagner "humainement" les communes candidates dans le processus de fusion, le Conseil d'Etat a engagé Laurent Curchod (44 ans). Ce juriste est un fin connaisseur du canton.

 Jusqu'à lors secrétaire de l'Association Région du Gros-de-Vaud, ancien secrétaire des menuisiers et charpentiers à la Fédération des entrepreneurs, il a une solide connaissance du terrain. Et les fusions, il connaît! Dans le Gros-de-Vaud, il a suivi de très près celles de Dommartin (4 communes), de Goumoen-la-ville (3 communes), de Bettens (3 communes), toutes prévues au 1er juillet 2011. Celles aussi d'Assens-Malapalud fusionnés en 2009 et de Peney-le-Jorat avec six autres communes à une date non encore déterminée. C'est dire que l'homme sait de quoi il parle.

 "Pour réussir une fusion, il faut qu'une unité sous-jaçante existe: géographique, historique, sociologique. Il faut aussi savoir qu'une fusion ne se décide pas uniquement sur la base de rapports d'experts. Le nom, les armoiries, le mode d'élection, la répartition des tâches entre les personnes et les villages, le devenir du patrimoine sont autant de points sensibles à négocier. Dans l'élaboration d'un projet de convention, il faut savoir aller à l'essentiel et laisser les détails de l'organisation de la nouvelle commune aux nouvelles autorités. Les municipalités doivent être très présentes dans ces réflexions éminemment politiques, qu'elles proposent et qu'elles décident en commun. "

 Laurent Curchod n'est ni le gendarme de l'Etat, ni l'expert qui prend en charge le processus de fusion. Il est engagé par l'Etat comme "facilitateur" et n'intervient qu'à la demande des communes.

 "Mon rôle est de faciliter le processus de fusion. Je suis à disposition quand les autorités se posent les premières questions concernant une fusion. Je suis aussi là pour accompagner les autorités dans la phase opérationnelle, pour établir la liste des sujets à traiter et ceux qui peuvent être laissés de côté.  Une fois la convention accepté, je suis encore à disposition pour aider à la mise en place de la nouvelle commune: implications administratives, période transitoire pour les divers règlements."

 Nul doute qu'au vue des délicates opérations de fusion, la création de ce poste soit  bienvenue.

 Cl.Q.