Ca baigne à Ecoteaux ! (article paru dans "Le Courrier" du 20.5.2010)
Ils ont eu de la chance les "troisième âge" de Maracon, Ecoteaux et Palézieux. Ils étaient une cinquantaine, mercredi 12 mai dans la grande salle d'Ecoteaux, pour entendre en primeur ce que sera la commune de demain.
Ils ont eu de la chance les conférenciers d'avoir un auditoire si attentif et prêt à poser des questions. Les trois syndics des communes représentées sont intervenus ainsi que le bureau Compas. Excellent dialogue entre les conférenciers et la salle. C'était la première fois que les grands traits de la future commune étaient révélés à un public non initié.
L'accueil a été bon. On ne reparlera pas ici des options retenues pour "Oron, la commune au lion d'or accompagné de billettes." On dira que la salle semblait impressionnée par le sérieux du travail effectué et la franchise des explications sur les sujets délicats: autonomie communale, système d'élection, nom, armoiries par exemple.
Les questions fusent
Pourquoi n'avoir pas retenu les armoiries d'Oron-le-Château qui sont les plus vieilles du canton? Question d'équilibre entre les communes. Pour Oron-la-Ville, le nom d'Oron; pour Palézieux, le lion de son antique seigneurie; pour les autres communes, les billettes.
Si les services quittent le village, prévoit-on une meilleure offre de transport? Le groupe Aménagement et urbanisme a beaucoup insisté sur cet aspect des choses et l'Assemblée des délégués du 8 mai en a remis une couche. Les transports publics doivent être pensés en fonction du développement de la nouvelle commune, avec deux priorités: l'accès à la gare de Palézieux et l'accessibilité au centre d'Oron-la-Ville.
Qu'en sera-t-il des élections communales? Si les conseils et le peuple des communes partenaires acceptent la Convention de fusion, les autorités communales actuelles resteront en place jusqu'au 31 décembre 2011 (sous réserve que la loi cantonale soit acceptée par le peuple). Des élections seront organisées en automne 2011.
En se retirant du processus de fusion, Maracon hypothèque-t-il son avenir? "Pour l'heure, répond le syndic Jean-Claude Serex, la commune offre des services satisfaisants pour un coût acceptable. Le renouvellement des autorités ne pose pas de problèmes particuliers. Si la situation devait changer dans les années à venir, Maracon pourrait se rapprocher de la grande commune voisine."
Après ce tour de table sans agressivité, il apparaît que le projet ne suscite pas d'opposition frontale chez les anciens. Au contraire. Et à la question que je pose à ma voisine, habitante de Palézieux: "Ce nom d'Oron, cela vous choque?" "Oh vous savez à mon âge!" répond-elle avec un fin sourire. La sagesse distingue parfaitement l'accessoire de l'essentiel.
Claude Quartier


