Dix sur dix ! Rendez-vous au au 28 novembre (Article paru dans Le Régional du 1.7.2010)

Fusion. La région d’Oron fait bloc en acceptant à 84% la Convention de fusion  

Lundi soir, 28 juin,  étape capitale pour la fusion en cours dans  la région d’Oron. Les dix conseilles communaux et généraux devaient dire s’ils acceptaient: "la convention de fusion entre les  communes de Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron, Ecoteaux, Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Les Tavernes, Les Thioleyres et Vuibroye". La réponse a été on ne peut plus claire: dix oui sur dix avec de très confortables majorités, voir même à l’unanimité (voir tableau). 

La nécessaire création d’une région

Petites et grandes communes ont toutes dit oui sans état d’âme. C’est que la région d’Oron est en pleine mutation sociale et politique. La croissance démographique est forte autour du bi-pôle Palézieux / Oron-la-Ville et les nouveaux habitants ont des exigences élevées en matière de service et d’infrastructure. La région peut y répondre mais pas le patchwork de dix petites communes.

Politiquement, le district de Lavaux-Oron a été restructuré  avec des pôles forts: l’est lausannois, Lutry  et la nouvelle commune de Bourg-en-Lavaux. Pour rééquilibrer le district et donner du poids à la région d’Oron un regroupement des forces est nécessaire. Après fusion, la commune d"Oron" comptera quelque 4500 habitants avec un exécutif de sept municipaux et un conseil de 70 membres aptes à se faire entendre et à prendre des décisions rapides dans  l’intérêt de tous.

Cinq mois pour convaincre

Lundi soir, les dix conseils ont fait preuve d’une remarquable clairvoyance en faisant passer l’avenir de leur région avant des considérations purement comptables (au demeurant plutôt favorables)  avant des sensibilités locales, avant la perte toute relative d’autonomie. A 84%, la démocratie directe a dit oui à des structures mieux  adaptées aux exigences actuelles.

Ce premier succès est dû au travail très rigoureux mené depuis trois ans par les Municipalités et les commissions ad’hoc bien épaulées par le bureau Compas management. Prochaine et ultime étape: le vote populaire du 28 novembre. Ce n’est qu’au soir de ce dimanche d’automne, que les autorités sauront si ce long effort de réflexion et d’élaboration d’une nouvelle commune au service de dix communautés locales aura séduit la majorité de la population.

Le résultat du 28 juin est encourageant mais ce n’est pas une fin en soi. Il reste cinq mois pour atténuer les inquiétudes et convaincre les citoyens attachés à leurs origines et à leur village du bien fondé de la cause.

Claude Quartier